UN BON BILAN POUR JEAN-PHILIPPE BELLOC

jeudi 28 janvier 2016 par IMEC

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Dans quelle discipline verrons nous Jean-Philippe Belloc en 2016 ?

A l’issue de sa première saison en GT Tour avec l’écurie AKKA-ASP, Jean-Philippe Belloc dresse le bilan de cette expérience nouvelle pour ses équipiers et lui-même, en attendant de définir le programme 2016. Interview...

Quelles étaient tes motivations et tes attentes en t’ engageant, ainsi que tes équipiers - Christophe Bourret, Pascal Gibon, dans une première saison en GT Tour ?

Notre démarche était motivée en priorité par le fait de rester au sein de l’écurie AKKA-ASP de Jérôme Policand avec la Ferrari 458 GT3. Nous venions d’enchaîner des expériences successives au sein de plusieurs structures différentes :IMSA en 2011, Larbre Compétition en 2012, de nouveau IMSA en 2013 et enfin AKKA-ASP en 2014. A chaque fois, nous avons dû nous adapter à une nouvelle voiture et à une nouvelle équipe. Cette fois, nous avions l’occasion d’enchaîner une deuxième saison avec une équipe au sein de laquelle nous nous sentions bien et avec la Ferrari que nous apprécions tous les trois. Jérôme Policand nous a proposé un programme en Blancpain Endurance Series ou en GT Tour. Nous avons choisi cette deuxième solution car c’était l’occasion pour nous de faire des courses Sprint et d’enrichir le parcours sportif automobile de Christophe et Pascal qui n’avaient jusqu’alors pratiquer que l’Endurance. Nous savions que le challenge serait difficile car nous allions affronter des grands spécialistes de cette discipline...

Comment s’est déroulé ton apprentissage en GT Tour ?

Les débuts ont été difficiles. Car, au-delà de la découverte d’un nouveau format de course et des spécificités du Sprint, nous nous sommes mesurés à des pilotes très expérimentés de ce championnat. Sur des circuits comme Lédenon et Le Mans, nous manquions cruellement de repères. Ce fut pour nous des courses de mise à niveau. Spa fut un rendez-vous également très compliqué. J’avais pourtant signé le 5e meilleur chrono en qualifications et nous connaissions le tracé. Malheureusement, nous avons opté pour des réglages en course qui se sont révélés trop conservateurs et nous ont handicapés en terme de performance. Puis, Le Vigeant a marqué un tournant dans la saison. L’expérience acquise lors des trois premières manches ajoutée au fait que nous y avions effectué des essais durant l’inter-saison nous a permis de commencer à mieux nous exprimer en piste et à tirer notre épingle du jeu. Pour des raisons de calendrier, nous avons fait impasse sur le rendez-vous de Magny-Cours. A Navarra, nous avons flirté avec le podium en nous battant aux avant postes du peloton. Enfin, au Paul Ricard, nous étions de nouveau dans le match. Mais, malheureusement, notre progression s’est achevée sur un accrochage... A titre personnel, il m’a fallu un peu de temps pour me montrer régulier dans mes performances. Toujours est-il que j’ai eu la satisfaction de me révéler de plus en plus performant au fil des courses et de pouvoir me mesurer directement, en qualifications comme en course, à des pilotes aussi réputés qu’Anthony Beltoise, Soheil Ayari ou Olivier Panis. Mon bilan personnel est donc très positif et je considère qu’il en est de même pour mes équipiers, dont les performances sont allées crescendo pour s’établir au niveau des meilleurs. La saison était finalement trop courte...

Cette première saison en GT Tour en appelle-t-elle une deuxième ?

L’idéal serait de s’engager de nouveau avec Christophe et Pascal en GT Tour en 2016 afin de mettre à profit l’expérience acquise la saison dernière et poursuivre notre progression au sein de la même écurie. Tout dépendra de ce que Jérôme Policand nous proposera et de la décision que prendront mes équipiers dans la mesure où ce sont eux qui financent notre programme. Il faut aussi prendre en considération l’évolution du GT Tour qui accueillera désormais les LMP3 dans ses épreuves. Sans ce nouveau paramètre, la décision de poursuivre en GT Tour serait sans doute plus simple et plus évidente à prendre. L’arrivée de voitures aussi différentes techniquement que les LMP3 va bouleverser la donne. Nous réfléchissons aussi à un retour en Endurance pour disputer des courses de 12 ou 24 heures. Nous allons en discuter ensemble pour savoir quelle orientation sera la nôtre pour 2016. Car quelque soit notre futur programme, j’ai la ferme volonté de poursuivre avec Christophe et Pascal qui, au delà d’être mes équipiers depuis plusieurs années, sont aussi des amis. Mais, si malheureusement cette aventure commune ne pouvait continuer, je n’aurai d’autre choix que d’étudier d’autres propositions afin de poursuivre ma carrière de pilote professionnel en 2016.

Quelles sont les autres activités de Jean-Philippe Belloc en dehors de ta saison sportive ?

Mes activités en dehors des courses s’articulent autour de deux axes. Le premier concerne le coaching sur un panel relativement large, allant du conducteur qui souhaite apprendre à maîtriser sa voiture de sport pour prendre du plaisir en circuit, au jeune pilote qui veut faire carrière et bénéficier de mon expérience tout au long de la saison. La sécurité routière
et de la prévention du risque routier sont aussi à mon programme d’activités. Et enfin l’incentive auprès des entreprises avec l’organisation de stages de pilotage ou l’utilisation de l’automobile comme support pour animer un réseau. Le deuxième axe est tourné vers l’évènementiel et la communication avec différents partenaires.

B.L.S. - source J.B. Concept @ photo P. Hecq