COURIR A DOMICILE, COLLE UNE SACREE PRESSION !

samedi 21 mai 2016 par IMEC

Eric Cayrolle et Didier Moureu décrochent deux podiums en GT 4.

Courir à domicile colle une sacrée pression ! Devant famille, copains et massif public malgré la pluie du vendredi et samedi, Eric Cayrolle et Didier Moureu ont récité deux partitions en GT4 European Series avec quelques fausses notes mais gommées par leurs deux podiums, deux fois deuxièmes dans la catégorie ‘Amateurs’.

Dès les essais libres, les deux compères ont pu évaluer le potentiel de leur grosse machine tout en se familiarisant avec leur Ginetta G55 du CMR by Sport Garage, la conduite à gauche a faussé la vision des choses et la change totalement, ressorts très durs et de leur propre aveu, voiture peu faite pour un circuit en ville comme celui de Pau. L’adversité qui découvrait ce difficile tracé -le GT4 venant dans la ville pour la toute première fois – a souffert elle aussi. Le produit idéal pour ces deux manches françaises fut la Porsche Cayman, celle du Team PROsport Performance qui a remporté les deux courses de 53 minutes. Lors de la première manche alors que Eric s’élança pour le premier relais, la troisième place scratch lui fut longtemps attribuée. Lorsqu’il céda le volant à Didier Moureu celui-ci dut effectuer un ‘drive trough’ car, Eric était rentré dans les stands un tour trop tard ! La faute à la radio qui le relayait à son équipe, elle ne fonctionnait pas ! Un arrêt qui s’est vu assigné de 21 secondes comme le stipule le règlement.« La sanction est lourde. Le drive trough était largement suffisant, cela nous prive de réaliser un bon coup àdomicile ! Nous n’avions rien à gagner, par contre nous avons tout perdu… » a commenté Eric Cayrolle.

7e de la course 1 disputée en diurne le samedi, 11e de la seconde le lendemain, les duellistes avaient de quoi raconter à la fin du meeting. Morceaux choisis : « Je partais loin sur la grille de départ de la course 2 en raison d’un problème de pression d’huile durant les essais qualificatifs » a expliqué Didier Moureu. « Les rapports de la boîte était bien trop longs » a renchérit Eric. « La Ginetta n’était pas le bon choix pour Pau. Elle sera assurément beaucoup mieux à Magny-Cours et au Paul Ricard. Par contre, c’est toujours aussi délirant de rouler entre les rails et en léchant ou escaladant les trottoirs… » a poursuivi Eric. Autre paramètre à prendre en considération sur un circuit urbain : la difficulté de doubler. Eric peut en parler longuement alors qu’il vient de prendre le volant de la course 2 en 13e position, il part des stands le couteau entre les dents et entame une remontée dantesque. En voulant doubler une des Porsche à la sortie du virage de la gare en fin de course, les deux caisses se touchent. Considéré responsable par la direction de course, Eric écopa d’un nouveau ‘drive trough’ comme si, celui de la veille au soir n’étant pas suffisant. « De cette participation, j’en retire un grand plaisir. Pau reste Pau ! » conclut Eric bien essoré non seulement par la pluie extérieure mais par l’effort consenti pour faire du spectacle et voir avec son ami Didier Moureu, les deux drapeaux à damier.

B.L.S. – source communiqué presse @ photo B.L.S.