PORTRAIT DU JOUR : CHARLES TARROUX : UN GARAGE POUR COURIR

mercredi 9 décembre 2009 par IMEC

Toujours le sourire aux lèvres sous une moustache de conquérant, l’Albigeois Charles Tarroux passionné de sports mécaniques aussi bien sur deux que quatre roues vient de décrocher son premier titre de la montagne du Comité Midi-Pyrénées. Coup de projecteur sur ce jeune champion de presque 50 ans. Eh oui pas de bol ! A cinq jours prés le grand Charles aurait pu naître dans une crèche, au milieu des animaux domestiques entouré de tout le village qui aurait entonné en cœur ‘’Il est né le divin pilote’’

Charles dis nous qui tu es ?

Je suis garagiste à Valdéries, proche d’Albi. Je suis marié à Sylvie nous avons deux filles Julie et Emma.

Comment es-tu venu au sport automobile ?

Aussi loin que remonte mes souvenirs j’ai toujours été un passionné de sports mécaniques. Je rajouterai que comme beaucoup d’autres, j’ai débuté par la lecture de revues spécialisées, puis j’ai participé à des courses de mobylettes vers l’âge de 14 ans. J’ai débuté à treize ans en rugby à XIII au poste de demi d’ouverture, j’y ai joué pendant cinq saisons. Mon rêve était de créer un garage automobile pour pouvoir courir, c’est ce que j’ai fait à dix huit ans.

Quand as-tu débuté ?

En sport automobile en 1987, mais avant de me tourner vers la voiture au environ de mes de 20 printemps, j’avais commencé par le Motocross puis le Trial , en championnat Midi-Pyrénées que j’ai pratiqué deux années. En 1987, direction l’Autocross en UFOLEP. J’ai aussi pris des cours de pilotage sur le circuit d’Albi pour me perfectionner et savoir quel était mon niveau. En 1996 j’ai participé à la sélection du Trophée Andros à Lohéac, où en finale j’ai terminé premier ex aequo. Pour nous départager les organisateurs nous ont nous fait disputer une nouvelle manche et je me suis classé 2e.

Pourquoi la course de côte ?

Au départ, mon idée était de me diriger vers le circuit. La Coupe de France ex Trophée Fédéral des Circuits me tentait assez. Après avoir bien étudié la question, ce n’était pas faisable pour des raisons professionnelles, Nogaro, Albi et à la rigueur Lédenon c’était jouable, mais pour les autres circuits intégrés dans ce championnat, impossible j’aurais du m’absenter trop de jours, donc fermer la boutique, ce n’était pas raisonnable. Il ne restait donc plus que les courses de côtes assez nombreuses dans la région, qui ne perturbent pas trop mon emploi du temps. J’ai débuté avec un PRM en 2002. Le problème avec cette voiture, c’était le nombre de partants dans ce groupe. Nous n’étions jamais bien nombreux, donc de par le règlement nous ne marquons pas la totalité des points au classement final. C’est pourquoi cette année j’ai décidé de partir en Groupe N avec une BMW M3 3litres2 de 345 chevaux pour quelques 1300 kg.

Les points forts de la saison écoulée ?

C’est déjà lors de la première course à Néfies où j’étrennais la M3 avec une victoire de groupe devant Savary qui n’est pas n’importe qui. Ensuite à Tarbes, Osmets, épreuve dont je ne connaissais pas spécialement bien le tracé, ne l’ayant disputé qu’une seule fois avec le PRM. En national je termine 1er du groupe N devant toutes les BM groupe A, je double la mise en régional en remportant à nouveau le groupe. J’avoue que pour moi, cela a été une grosse surprise. A partir de cet instant, j’ai pensé que je pouvais jouer le titre du comité. Autre bon souvenir celui de la finale à Donzy en Bourgogne, tout d’abord le côté ambiance qui était super, aussi bien entre tous les pilotes du Sud-Ouest, mais aussi avec l’ensemble des participants, c’est un moment fort pour moi. Après c’est la course, avec une quinzaine de BMW dont certaines aux mains de grand spécialistes comme Louis Grangeon, Rémy Baby et consort. Une belle bagarre entre nous avec comme bilan final une cinquième place de groupe. Ce qui pour une première n’est pas si mal. Ensuite c’est au soir du Lauragais, une nouvelle victoire et mon premier titre en sport automobile, Que du bonheur ! Cette année j’ai disputé 12 épreuves plus la finale, j’ai terminé onze fois premier et une fois second.

Les moins de cette saison ?

On ne peut pas parler de côté négatif, même si à Calmont, à cause d’un problème de pneumatiques, pas de grip au départ qui se fait sur une bosse et des pneus sales que j’aurais du nettoyer avant l’épreuve. J’ai terminé second derrière Gérard Airieau, je dirai ma seule ‘’défaite’’ de l’année

Les projets pour 2010 ?

Bien sûr, je vais déjà améliorer les réglages de l’auto, plus particulièrement en matière de liaisons au sol. Ensuite je remets mon titre en jeu, avec le secret espoir d’avoir autant de réussite que cette année.

As-tu d’autres passions autres que le sport auto ?

Oui, la lecture, le cinéma et avec mon épouse nous aimons également voyager, découvrir de nouveaux lieux.

As-tu des idoles ?

Oui ! En particulier Yvan Muller et dans mes jeunes années Jean-Pierre Jarier, qui tous les deux possèdent de belles godasses de plomb. Il y a d’autres encore, mais eux deux sont un peu mes références en sport automobile.

B.L.S.