LE GRAND PRIX HISTORIQUE PREND SES QUARTIERS DANS LE BEARN

vendredi 26 mai 2017 par IMEC

Quelques autos de l’ Historic Endurance déboulent vers le Parc Beaumont

Ce week-end, le Grand Prix Historique de Pau prend ses quartiers dans la capitale du Béarn. Au menu sept plateaux pour 13 courses avec des autos qui ont une saveur spéciale, et qui remontent dans d’autres temps

Formule 2 – René Arnoux Trophy : Ce sera l’un des évènements majeurs de ce Grand Prix de Pau historique. La Formule 2, catégorie vedette de l’épreuve béarnaise pendant deux décennies (jusqu’en 1984, avant qu’elle ne laisse sa place à la F3000), effectue son grand retour en ce lieu où s’illustrèrent ses plus grands champions. Double vainqueur, en 1976 et 1977, René Arnoux en est l’un des plus marquants, ce qui a amené les organisateurs à baptiser ce plateau de son nom. Les F2 réunies sont toutes issues de la période 1967/1978 et motorisées par un 1600 ou un 2 litres selon leur âge. Les March des Anglais Richard Ellingworth (782), Dean Forward (782), Richard Meins (762), Julian Maynard (742 ex Mieusset) ou du Suisse Alain Girardet (77B) seront parmi les F2 les moins anciennes qui s’aligneront au départ. En marge des courses, on célèbrera également les 50 ans du triplé Brabham au GP de Pau 1967. Les BT23 pilotées à l’époque par Jochen Rindt, Dennys Hulme et Alan Rees seront exceptionnellement réunies ce week-end afin de fêter dignement cette date anniversaire !

Trophée Formule 3 Classic : Si le 76e Grand Prix de Pau vient d’accorder une place de choix au championnat européen de Formule 3, le Grand Prix historique s’apprête à en célébrer le passé de manière aussi naturelle. Comme les années précédentes, deux courses du Trophée F3 Classic sont au programme du week-end et remettront exclusivement en scène une vingtaine de F3 d’avant 1985. Des Ralt, March, Chevron, Lola ou Martini, dont certaines ont évolué en leur temps aux mains de futurs pilotes de F1. De retour à Pau, l’Italien Valerio Leone (March 783 ex Téo Fabi) partage les faveurs du pronostic avec le Français Matthieu Châteaux (Ralt RT3 ex Pierluigi Martini), alors que les pilotes britanniques seront également présents en force sur ce plateau qui réunit également « une » pilote, l’Italienne Angela Grasso (Ralt RT1), et un capitaine d’industrie, Carlos Tavares (Chevron B47).

Challenge Formula Ford Historic : Selon une tradition bien ancrée dans les habitudes du Grand Prix historique, plus de 30 monoplaces de Formule Ford, toutes d’avant 1982, sont attendues à Pau. Comme toujours, ce plateau donnera lieu à de spectaculaires batailles entre pilotes français, suisses et britanniques. On retrouve parmi eux, le Suisse Alain Girardet (Crosslé 25F) et l’Anglais Neil Fowler (Merlyn Mk11/17), qui s’étaient partagés les victoires il y a un an. Les Gislain Genecand (Crosslé 30F), Xavier Michel (Crosslé 32F), Pierre-Alain Lombardi (Lola T540), Callum Grant (Merlyn Mk20) seront autant d’autres compétiteurs capables de les tenir en échec. Le vétéran Robs Lamplough, pilote de F2 dans les années 60, sera également au départ. Enfin, signe de l’exceptionnelle vitalité de la Formule Ford en ces années de gloire, la liste des engagés rassemble pas moins d’une douzaine de marques de châssis différentes !

Formule Renault Classic & Formule Ford 2000 : Associées aux F3 l’an passé, les Formule Renault « Classic » (d’avant 1995) bénéficient de leur propre plateau sur cette édition 2017 du Grand Prix historique. De façon encore plus inédite, elles partageront STLS leur double course du week-end avec les Formule Ford à moteur Pinto 2 litres (de la période 1975 à 1982) du championnat anglais HSCC, qui effectueront pour l’occasion leur première apparition sur le sol français. De quoi constituer un solide plateau de 34 monoplaces, où la diversité sera de mise tant au niveau des autos (une dizaine de marques différentes) que de la provenance de leurs utilisateurs. Du fait de leurs performances assez semblables, ces Formule Renault (à moteur atmosphérique ou turbo selon la période) et Formule Ford 2000 devraient faire bon ménage en piste. Quant à se risquer à un pronostic, le jeu est bien délicat, hormis en Formule Renault où le jeune Antoine Robert sera le pilote à battre.

Trophée Maxi 1000 : Toujours très apprécié du public palois, le trophée Maxi 1000 est un incontournable du Grand Prix historique. Selon un règlement immuable, ce sont de petites sportives de moins de 1300 cm3, et d’avant 1977, qui en animeront les rencontres. On en attend près d’une trentaine, dont bien évidemment de spectaculaires Mini Cooper S, qui bénéficient à Pau d’un terrain de jeu sur mesures. Bien d’autres modèles raviveront de semblables souvenirs chez les spectateurs, puisque figurent également parmi les autos en lice, des Alpine A110, Rallye 2, Simca CG, Fiat X1/9, A112 Abarth, Mini Marcos, etc… Sur un circuit dont il connait tous les secrets, Laurent Majou (Cooper S) sera l’un des principaux candidats à la victoire avec Jean-François Besson (Alpine A110), Philippe Gandini (Mini Jem) et le jeune Enzo Thiéfain (Cooper S).

Historic Endurance GT Pré 76 : La course d’une heure destinée aux GT et voitures de Tourisme de conception antérieure à 1976 est devenue au fil du temps un classique du Grand Prix de Pau historique. Cette fois encore l’épreuve s’annonce exceptionnelle en termes de participation, puisque plus de 40 autos viendront se positionner sur la grille de départ, dimanche en tout début d’après-midi, dont près des deux tiers aux mains de pilotes venant de l’étranger. A bord d’une Lotus Seven série 2, le quasi local Florent Cazalot y remet son titre en jeu face à une pléiade de Porsche 911, dont une demie douzaine de Carrera 3 litres RS, Morgan Plus 8, BMW 2002, Ford Escort RS, Chevrolet Corvette, etc. Les anciens champions Lucien Guitteny et Maxime Bochet, à nouveau associés sur une Alfa Roméo GTAm, comptent parmi les nombreux fidèles de cette course, tout comme le Japonais Masami Fujita (Alfa Roméo GTA), du voyage chaque année. Quelques Protos d’avant 1966 sont également admis à la fête, ce qui permettra d’admirer des Ginetta, Ford GT40 et autre Diva F10.

Legends Cars cup : Un GP de Pau sans Legends Cars n’aurait pas tout à fait la même saveur. Fidèles de la cité béarnaise depuis une dizaine d’années, ces drôles de bolides à l’allure d’antan, mais aux entrailles de véritables bêtes de course, se jetteront à nouveau dans l’arène paloise à l’occasion de deux courses de 40 mn, avec passage obligatoire par les stands. Comme à chaque fois, les passes d’armes oh combien spectaculaires de leurs pilotes offriront de belles séquences de frissons au public. 35 voitures sont annoncées, dont celles des Belges Claude Watteyne et David De Saeger et du Français Théo Bourgogne, les pilotes actuellement classés aux trois premières places de la Legends Cars Cup.

Divertissement : Une fête pour toute la famille ! Fort du succès rencontré ces trois dernières années, le Parc Beaumont se transforme pour devenir une nouvelle fois un lieu permanent d’animations. Grâce à de nombreuses nouveautés, il y en aura pour tous les goûts et pour toute la famille, à deux pas des tribunes Foch et Beaumont ! Samedi comme dimanche, s’y tiendra comme chaque année un immense rassemblement de 400 voitures anciennes.

Les clubs en piste : Plusieurs sessions de parade en piste sont programmées pour les possesseurs de voitures de collection ou d’exception. Ce sera le cas samedi de 13h40 à 14h30 et dimanche de 12h15 à 13h05.

Les plateaux et les infos pratiques : http://www.actumecanique.com/spip.php?article6409

B.L.S. - communiqué @ photo Hervé Margolles