DE NOUVEAUX GALONS POUR LA COUPE DE FRANCE DES CIRCUITS

vendredi 5 février 2016 par IMEC

Dans quelques jours, débutera à Nogaro la Coupe de France des Circuits. En attendant, effectuons une petite rétrospective sur la saison passée où de nombreux pilotes ont su gagner pour la première fois leurs galons. Tout d’abord les épreuves sont pratiquement du même calibre que l’année passée, à quelques exceptions près. Comme souvent certains meetings assument de jolis scores et, d’autres sont en peine avec des résultats en berne, même si dans certains cas l’on rajoute d’autres compétitions. Ensuite comme nous l’avons déjà dit, de plus en plus de pilotes venant d’autres disciplines, rallyes, slaloms, courses de côtes, ne cessent de participer à ces épreuves, et les techniques ou règlements demandent des spécificités toujours plus adaptés à chacun d’entre eux. Il n’était pas rare de rencontrer des voitures disputant quelques épreuves pour peaufiner des réglages mais aussi pour se bagarrer pour la victoire. Cet état de fait est bien sûr synonyme de « circulez allez voir ailleurs ».

Gr A : La 7e pour Quagliozzi : Franck a repris une nouvelle fois son bâton de maréchal pour mener sa Honda au sommet même si tout n’a pas été simple. Cette 7e couronne remportée aurait bien pu se terminer rapidement. Dès les deux premières épreuves, la tenue de route est désastreuse, à tel point que Loïc Dupont, sur Clio, commence à mettre les pieds dans le plat. Rapidement il faut tout remettre dans l’ordre sinon ce sera compliqué pour Franck. Mais une fois les bons réglages des suspensions enfin trouvés, il domine avec, comme conséquence, 18 victoires, devancé une seule fois par l’Alfa de Guillaume Margoux. Le championnat 2016 sans le tenant du titre ? En effet, après sa 7e couronne le préparateur de Mâcon fera un break. L’on devrait voir Gégory Touzalin sur sa Honda.

Gr N : La 1e pour Poinsignon : En 2014, Poinsignon laissait la course de côte avant de passer en circuits. Son but, en forme de défi, était bien de l’emporter. Rapidement il s’impose petit à petit à coup de podiums, sans avoir subi quand même quelques assauts virils et il gagne le titre. La marque qui s’impose, n’est pas un scoop, puisqu’il s’agit de la même depuis des années : une BMW, mais différents pilotes apparaissent au gré des classements. Renault De Champonnière, le vainqueur sortant, laisse vite place à un autre vainqueur Steve Compain dès les premières joutes. Avec sa Mégane RS, Rodrigue Dagnet commence à faire parler la poudre et allume parfois le feu. Mais avec leurs BMW, Philippe Poinsignon, Jérôme Poulat ou Philippe Gillard, éteignent l’incendie à chacun à leur tour. C’est presque du chacun pour soi et au finish les points ont volé bas, Poinsignon totalise 982pts et Poulat 927pts, Gillard complète le top 3. Repartira-t-il cette saison, rien n’est encore sûr, mais on devrait le revoir au moins lors de certaines épreuves, voire plus si affinité.

Gr GT : Chotard inaugure : Encore un pilote sur Porsche qui commence par inscrire souvent son nom pour les victoires. Vainqueur des années passées, Guf avoue secrètement, ne pas souhaiter disputer le championnat complet. Toujours est-il qu’il continue à engranger les bons points comme un bon écolier. Sauf que François Chotard se verrait bien ramasser quelques miettes, voire le gros morceau du gâteau. D’abord il commence avec quelques « bricoles » puis de fil en aiguille et comme il dit « c’est en mangeant que vient l’appétit ! », pour finalement remporter le titre. Un beau cadeau d’anniversaire qu’il tentera de remettre en jeu avec sa fidèle Porsche 997 GT3 Cup. Il se sera bien battu avec Wilfried Cazalot, nouveau venu en Porsche, ou encore François Ader sur Caterham qui n’a rien lâché et qui pour la petite histoire termine ex-æquo avec Guf.

Gr C : Un nouveau vainqueur : Décidément les cadres changent, l’on pourrait presque dire que les anciens passent la main, c’est au tour d’Arnaud Perrin de s’imposer avec sa Norma M20F. Remake : reparti comme en 40, Dominique Cauvin ramasse les victoires comme d’autres enfilent les perles, sauf que ce dernier part vers d’autres occupations. Régulier, plutôt opiniâtre, Perrin après Cauvin se met à ramener les premières places. Après avoir conquis son titre de vice-champion pour la cinquième année, Arnaud Perrin monte sur la plus haute marche du podium. Si sa Norma M20 n’est pas la dernière née, elle a de beaux restes et espère bien récidiver en 2016. Ces deux derniers seront-ils présents cette saison avec Cauvin et Néel ? Après tout pourquoi pas !

Gr Monoplace : Le métronome : il y a des gens qui, après avoir bien réglé leur métronome, jouent une partition impeccable, sans fausses musiques. Après avoir récupéré sa Tatuus méconnaissable car il y a un gros loup, Sébastien Blanchereau galère jusqu’au 5e rendez-vous d’Arnos où la voiture revient au top et la machine à gagner reprend ses habitudes à évoluer sans fausses notes. Bien sûr personne n’a traîné entre temps, Lavergne, Herberg, Carnejac et autres Vernet tentaient de briser l’hégémonie, mais rien à faire, le métronome coiffe un nouveau titre…Un titre qu’il accueille à quelques jours de l’arrivée de son petit bout de choux. Il va donc être encore surmotivé pour cette nouvelle saison. Surtout, n’allez pas le dire, un nouveau moteur serait dans les tuyaux…

Twin’cup : L’ an 2 Désormais la Twin’Cup fait partie des épreuves qui comptent. Des plateaux toujours consistants, de belles bagarres, parfois même un peu viriles, de quoi faire frissonner les Twin’Twin. Régulier, le Gersois Damien Boiziot a fini par s’imposer devant Thierry Martinez, Thierry Aylies et Franck Idrac. Les prochains rendez-vous devraient être aussi prolifiques. Il faudrait sans doute mettre les classements après chaque épreuve car il n’est pas simple de savoir qui occupe les positions parmi les protagonistes. Pas toujours fastoche la vie d’artiste.

Cap sur 2016 : Une innovation lancée la saison dernière, désormais chaque meeting comptait trois courses au lieu de deux, ce qui posait quelques difficultés dans certain cas. Déjà, pour chaque meeting, il semblait compliqué de programmer quinze courses au lieu de dix, sans compter celles qui se rajoutaient parfois comme la Twin’cup. Il est sûr que le bât blesse. N’a-t-on pas vu certaines épreuves interrompues au drapeau rouge car le timing ne rentrait pas dans les clous sous peine de terminer à des heures impossibles ? Pour les concurrents qui pourront disputer les trois courses, pas de soucis, mais par contre une grande majorité ne suivra pas la distance à cause des pneus, usures des pièces, etc. En conclusion retour à la case départ. Mais pas que… En effet, s’il y a un retour en arrière, la donne est aussi changée, pour la seconde course, les quatre premiers partiront de la grille inversée.

B.L.S. @ photo H. Margolles et B.L.S.