NOGARO : 9e EDITION DES 100 TOURS

mercredi 2 décembre 2009 par IMEC

Les Belges ont la frite au pays du foie gras

Pour cette ultime étape 2009 des 100 Tours qui se déroule en pays gascon, c’est sans aucun doute une grosse surprise que nous réservent quelques compétiteurs. Mais il faut bien l’avouer cela devait arriver un jour, après les Anglais, les Hollandais qui se sont implantés dans cette région du Sud-Ouest se sont maintenant les Belges qui font parler d’eux, paraît-il que la cuisine locale aurait un goût de revenez-y !

Une première victoire belge à Nogaro avec Vercamer, Persyn sur cette Porsche 911 RSR millésime 1977

Ils sont fadas ces Marseillais

A force de dire ‘’Venez, venez vous serez bien accueillis !’’ Ce qui devait arriver est arrivé. La colonie belge n’a cessé de grossir depuis les premières éditions gersoise et c’est un équipage du plat pays qui s’impose pour cette 9e édition. Ils sont fadas ces Marseillais d’inviter tout le monde à leur table, ils vont finir par en perdre leur identité. Un constat, cette édition toujours aussi conviviale ne fait pas le plein d’engagés. Il semble que les gars du pays l’aient un tant soit peu boudé, mais paraît-il qu’il en est ainsi depuis le début de l’année. On ne va faire la fine bouche, le plateau est toujours à la hauteur de l’évènement. Si chaque édition apporte son lot de nouveautés, une constante s’impose ; le nombre de Porsche préparées à toutes les sauces offre toujours un effectif constant, BMW reprend du poil de la bête et Ford gagne des parts de marché.

Parmi les nouveautés gersoises la présence de cette Fiat Coupé 850 Abarth des habitués de l’épreuve Roche, Diquin, Hautbout qui terminent 31e.

Le reste du plateau se partage entre une petite dizaine de marques dont une très rare barquette Simkit qui côtoie une Marcadier. Les pilotes piliers de cette rencontre sont toujours là ,avec comme d’habitude un fort contingent de la région PACA ; normal se sont eux qui sont à l’origine de cette épreuve de régularité. C’est aussi les locaux de l’étape disons les pionniers, Dastarac et Marpinard, Perrot, Mialles pratiquement présents à toutes les éditions. Ces derniers sont rejoint par Vianes, sans oublier bien sûr tous les régionaux qui ne disputent que cette course. Samedi matin tout le monde se précipite sur la piste soit pour la découvrir, soit pour se la remémorer ou faire péter un temps canon qui ne servira strictement à rien, seule la régularité étant prise en compte, mais égo quand tu nous tient. La Ford Escort MK 1 de Chalayer, Meffre profitera de l’occasion pour rendre l’âme ne supportant pas l’air tonifiant du Sud-Ouest. Tranquillement tout le monde s’achemine vers l’instant fatidique : celui ou il faut rendre le temps de référence pour la suite des évènements. Pour les non habitués de ces finasseries du chrono c’est un peu la bouteille à l’encre, mais quand il faut y aller il faut y aller. 14 heures c’est parti pour quatre heures à tourner en rond avec un seul mot d’ordre pour tous faire 60 tours minimum en respectant pile poil le temps donné à l’organisation, et c’est pas gagné, plus facile à dire qu’à faire. Les minutes s’égrènent, les arrêts aux stands également et les abandons aussi. En fin de journée plusieurs d’entre eux auront jeté l’éponge dont la très belle Corvette de Féve, Pincon, Bourcier, Dupont, dommage elle ne dénotait pas dans la meute multicolore des Porsche. A l’arrivée de la course 1 les Belges Vercamer, Persyn sur Porsche RSR (encore) mènent au classement provisoire devant la Ford Capri Gr. 2 de Balle, Senez, et la BMW 30CSI de Goubert Perriat.

Deuxième, les Parisiens d’adoption Balle, Sénez remportent le Trophée Alain Fabre avec cette Capri RS

Dimanche matin, c’est tout vu on n’y voit rien.

Surprise le dimanche matin, d’abord c’est Pierrot Damas le big boss de l’épreuve qui a perdu ses lunettes. Puisque le big boss n’y vois pas grand-chose, il n’y a pas de raison que les autres y voit quelque chose. faudrait voir qui est le chef ici ! Le Pierrot aurait-il quelques arrangements avec le Faiseur de pluie et du beau temps pour mettre tout le monde sur le même pied d’égalité, ou la sorcellerie existerait-elle encore ? Toujours est-il que le brouillard c’est abattu sur le coin dés le lancement de l’épreuve à 8 heures tapantes. C’est tout vu : on n’y voit rien à 10 mètres ! Conséquence, neutralisation de l’épreuve pour une heure, une partie du temps perdu sera rattrapé en fin de matinée. Le drapeau à damiers mettant un point final à 12h30 au lieu de midi. Pour s’occuper un tantinet il n’y pas plus qu’a aller dans les stands tailler une bavette avec les concurrents, pendant que ceux qui ont déjà abandonné rechargent armes et bagages. Ceci est bien joli mais faudrait quand même y aller ! Nous on a un métier Mooonsieur, faudrait arrêter de charrier ! Cahin-caha la meute s’élance, le pif toujours dans les brumes et bonjour le temps de référence de la veille, aux oubliettes !

La BMW de Goubert Perriat rejoindra l’arrivée en 3e position

Quelques équipages arrivent à surmonter la difficulté qui persistera jusqu’aux environs de 10h30. D’autres en profitent pour ce débiner discrètement, le smog (paraît-il que c’est ce qu’il faut dire maintenant ici, pour faire plaisir à nos amis Anglais) arrange bien leurs affaires ou plutôt leurs abandons, c’est pas joli, joli tout ça ! A l’arrivée de cette seconde étape la Ford Capri de Balle, Senez prend le commandement, mais d’une très courte tête sur Vercamer, Persyn devant l’Alfa Bertone 2000 de Douinaud, Barraud. A l’addition des temps les Belges qui ont eu une sacrée frite tout le week-end s’imposent ce qui est une première à Nogaro, pays du foie gras. Suivent Balle Senez et Goubert Perriat. Au Trophée Alain Fabre, victoire de Balle, Senez devant Goubert, Perriat et les locaux Dastarac, Marpinard. Rendez vous en 2010 pour la 10e édition

Toujours et encore de la bonne humeur pour le dernier podium 2009 des 100 Tours.

La suite en images


Gouttefangeas, Cantero sur Austin se classent 33e devant la voiture sœur de la famille Chaperon qui a abandonné dimanche matin, mais avait ses 60 tours au compteur pour être classée.

Perrot, Mialles des piliers de cette épreuve se sont adjoints les services de Vianes. Ils amènent la Carrera 6 à la 30e place soit neuf de mieux que la veille.

Belle 10e place finale pour Guyonneau, Masse avec cette barquette Simkit 160, de 1973

Dastarac, Marpinard 3e du Trophée semblent être passé maître dans l’art de fermer les portières à coups de lattes.

Une belle progression pour la MGB GT MK II de Léonard, Defontaine, Sonnet, 15e le samedi et 11e au classement cumulé.

Un autre habitué des 100 Tours, Rouanet vu très souvent au volant d’ une Audi associé à la famille amènent cette Ferrari 308 GT 4 de 78 à la 29e place du général.

Les Toulousains Dulon, Margeaux se classent 14e avec leur Porsche 911

Les Charentais Egron, Dumez, Dezerce, Couprié, n’ont sans doute pas respecté le 90 affiché sur la lunette arrière pour terminer avec leur Lancia Fluvia à la 8e place !

B.L.S