LE 15e GRAND PRIX DE PAU HISTORIQUE, FÊTE ET ARROSE

mardi 24 mai 2016 par IMEC

Loin d’être noyé par la pluie, le Grand Prix de Pau historique a au contraire puisé dans la météo du jour une source d’intérêt supplémentaire. Au fil de ce dimanche rythmé par 13 courses différentes, les quelques 250 pilotes venus du monde entier ont acquiescé. Les 15 000 spectateurs présents ce week-end sur le tracé palois tout autant ! Pour eux tous, la légende court toujours.

Sport Protos 2000 : Needham, sans peur

Course 1 : En début de matinée, il revient aux pilotes de Sport Protos d’ouvrir les débats de ce Grand Prix de Pau historique 2016. Après le temps estival de la veille, c’est sous la pluie que se dispute cette première course dominicale. Parti de la pole, « Nelson » se retrouve vite en difficulté et finit par partir à la faute au virage de la gare. Déjà installé en tête, Peter Needham s’échappe peu à peu, mais Alain Girardet fournit son effort en fin de course et revient inquiéter l’Anglais dans le dernier tour. Michel Paganin, l’auteur du 2e chrono des essais, éliminé dès le départ, le Britannique Arnie Black vient compléter le podium au volant d’une Crosslé du team Esprit Compétition

Course 2 : Sous la pluie, toujours, Peter Needham se charge de doubler la mise dans la course du début d’après-midi. Alain Girardet ayant rendu le volant de sa Tiga à son propriétaire, Gérard Delprat, personne ne sera cette fois en mesure de suivre le rythme du pilote anglais. Pour sa troisième course de la journée, Laurent Vallery Masson s’offre un deuxième podium après celui obtenu en F3 Classic. Parti bon dernier après ses déboires du matin, Michel Paganin était remonté au 3e rang avant d’écoper d’un Drive through.

Trophée F3 et Formule Renault Classic : La journée Lajoux

Course 1 : Les pneus pluie sont de rigueur au départ de la première course de F3 et Formule Renault Classic de ce dimanche. Les conditions météo provoquent aussi quelques désistements, comme ceux de Pascal Gerbout ou Bernard Honnorat, et l’élimination prématurée de Jean-Pierre Eynard Machet (problèmes d’allumage). Irrésistible sur cette piste détrempée, Frédéric Lajoux oublie la concurrence dès les premiers tours, laissant Rob Moores occuper la 2e place, avant que Remy Fraisse ne la lui subtilise à mi-course. A trois minutes de l’arrivée, Laurent Vallery Masson se débarrasse à son tour du pilote britannique et parvient à finir dans les roues du pilote du Gers. En tête des pilotes de Formule Renault de bout en bout, Fabrice Porte passe sous le drapeau à damier avec cinq secondes d’avance sur Jean-Christian Darlot. Les deux hommes réussissent parallèlement à hisser leurs « FR » aux 5e et 6e rangs.

Course 2 : Miracle de la météo, le soleil est - enfin - de retour, tandis que s’élance la seconde course de Formule 3/Formule Renault Classic. Sur le modèle de la course 1, Frédéric Lajoux prend immédiatement le large et part cueillir sa seconde victoire de la journée sur ce tracé palois qu’il affectionne tout particulièrement. A distance, une belle bataille met aux prises Remy Fraisse et Laurent Vallery Masson, que Rob Moores finit par dépasser et distancer. Ralenti par une petite « figure », Fabrice Porte laisse Jean-Christian Darlot prendre sa revanche en Formule Renault, où Antoine Boucherie complète le podium.

FIA Lurani Trophy Formula Junior : Hymne à l’Italie

Course 1 : La pluie persiste à l’heure où les Formule Junior prennent la piste pour leur course matinale. Des conditions délicates mais qui ne calment en rien les ardeurs de leurs pilotes ! Parti en tête, le « poleman » Pierre Tonetti est vite rejoint par le Suisse Bruno Weibel, qui s’empare à son tour du commandement. Dès lors, s’engage entre les deux hommes un duel de tous les instants qui trouve son épilogue dans le dernier tour avec la victoire à l’arrachée du pilote italien, déjà invaincu en 2015. A distance, la 3e place fait l’objet d’une lutte tout aussi indécise entre Manfredo Rossi et Christopher Drake, qui franchissent l’arrivée dans cet ordre, roues dans roues. Un bel exploit pour le second, équipé d’une très ancienne Terrier à moteur avant.

Course 2 : Dans la course de l’après-midi, Pierre Tonetti impose à nouveau sa cadence dès les premiers tours, mais sans distancer Manfredo Rossi pour autant. Bien au contraire, ce dernier parvient à lui ravir le commandement au 8e tour et conserve définitivement le pouvoir. A une poignée de secondes, Bruno Weibel s’offre un nouveau passage sur le podium, tandis que Christopher Drake réédite sa « perf » du matin. Seul(e) pilote français de Formule Junior, Caroline Abbou Rossi Di Montelera, épouse du vainqueur, rallie l’arrivée à une respectable 13e place.

Trophée Maxi 1000 : Austin au plus haut

Course 1 : Sur une piste toujours aussi détrempée, le programme de la matinée se poursuit avec l’entrée en scène du Trophée Maxi 1000. Leader éphémère du début de course, Lionel Couche rentre rapidement dans le rang, laissant Philippe Gandini s’échapper en tête et accroître son avance au fil des tours. Un envol du pilote de la Mini Cooper également facilité par l’abandon prématuré de Laurent Majou, qui l’accompagnait sur la première ligne de la grille de départ. Pas forcément aidé par sa Lotus Seven dans de telles conditions, le Toulousain Didier Marty réussit néanmoins à décrocher la 3e place devant le jeune et prometteur Enzo Thiéfain, 17 ans.

Course 2 : Programmée en fin de meeting, la seconde course se déroule sous un ciel revenu au beau fixe. Philippe Gandini et Lionel Couche prennent rapidement la course à leur compte. Leur duel s’achève en fin de course sur la suprématie du pilote de l’Austin Innocenti. 3e avant son tête-à-queue, Sébastien Calas abandonne cette place à Laurent Majou, auteur d’une somptueuse remontée depuis la dernière place.

Challenge Formula Ford Historic : Suisse-Grande Bretagne, égalité

Course 1 : Dernière course à l’affiche de la matinée, l’épreuve réunissant les anciennes Formule Ford démarre sur un circuit toujours aussi généreusement arrosé. Crédité de la pole la veille, Alain Girardet distance immédiatement ses poursuivants, laissant l’Anglais Neil Fowler prendre l’ascendant sur l’autre Suisse Gislain Genecand. A 5 mn de son terme normal, la course est écourtée par un drapeau rouge suite à l’arrêt de Didier Colombat dans la courbe du Parc Beaumont. Néanmoins classé 5e, ce dernier est précédé par le Suisse Jean Dionisotti.

Course 2 : Changement de décor en fin d’après-midi pour la seconde course : cette fois c’est une piste parfaitement sèche qui accueille la trentaine de Formule Ford. Neil Fowler et Alain Girardet prennent immédiatement les devants, échangeant leurs positions en tête, avant que l’Anglais ne s’impose pour de bon passé la mi-course. Particulièrement à l’aise et auteur du record du tour, l’Anglais Callum Grant revient sur eux en fin de course, emmenant dans son sillage l’Irlandais Paul Dagg.

Historic Endurance Pré 76 GT : Cazalot en cavale

Temps fort de ce dimanche, l’endurance d’une heure réservée aux GT/Tourisme d’avant 1976 a largement tenu ses promesses. A la pointe d’un imposant peloton d’une quarantaine d’autos, Florent Cazalot y réalise un véritable festival en hissant sa Lotus Seven au commandement dès les premières boucles. Le Toulousain franchit le cap de la mi-course en pleine bagarre avec Bernard Salam et sa Porsche 911 RS 3 litres. Une fois les arrêts aux stands effectués, c’est toujours la petite Lotus qui caracole en tête, tandis qu’Alexis Raoux et l’Anglais Paul Conway sont remontés aux 2e et 3e places. Le dernier quart d’heure ne change rien à cette hiérarchie ; Florent Cazalot l’emporte largement face à la Porsche française et la Morgan britannique, les seules à finir dans le même tour. Ralenti par une touchette, le duo Bernard Salam/Anthony Gandon se contente de la 7e place, juste devant l’Alfa de « Lulu » Guitteny, associé à la gloire locale Maxime Bochet. Auteur d’un premier relai de toute beauté sur une Triumph Spitfire, Alain Serpaggi partage avec la 18e place avec le propriétaire de la petite anglaise, Frédéric Clot.

Legends Cars Cup : Thimothée, c’est fort de café !

Course 1 : Samedi matin, la pluie tient compagnie aux quelques 40 pilotes de la Legends Cars pour leur première course de la journée. Déjà le plus rapide en « qualifs » et même vainqueur à Pau le week-end dernier en Twin Cup, Timothée Ghislain s’échappe immédiatement en tête devant le jeune Belge Mathieu Detry et Jean-Michel Carton, bientôt mis hors-jeu par un Drive Through. Entre la 15e et la 25e minute, les arrêts aux stands s’enchainent puis, une fois ces opérations effectuées, c’est au tour de Frédéric Morel de se porter au commandement, avant de laisser Timothée Ghislain reprendre ses droits et d’écoper d’une pénalité. Au terme des 40 mn, Mathieu Detry et Kenny Robles rejoignent Timothée Ghislain le podium de cette course à rebondissements.

Course 2 : Sur une piste redevenue quasi sèche, Timothée Ghislain entame la course de l’après-midi sur le même tempo. Au cap du premier quart d’heure, Mané Vignjevic et Mathieu Detry sont à sa poursuite. Puis, une fois la fenêtre des arrêts aux stands refermée, le leader creuse encore l’écart dans le dernier quart d’heure, laissant Anthony Gandon et Mané Vignjevic s’expliquer pour le gain des autres marches du podium. Ultime rebondissement à l’arrivée : Ghislain et Gandon, pénalisés pour un non-respect du temps d’arrêt obligatoire aux stands, chutent dans le classement !

Les classements : http://actumecanique.com/spip.php?article5647

B.L.S. – source J. Furet @ photo B.L.S.