EDUC ECO : SA GENESE ET SON FUTUR AVEC JEAN - PAUL CHASSAING

mardi 29 décembre 2009 par IMEC

Jean-Paul dis nous qui es tu ?

J’ai débuté comme professeur de Génie Electrique en Lycée Technique, j’ai ensuite occupé plusieurs postes dans le système éducatif, tout d’abord celui de chef de travaux au Lycée Champollion de Figeac, ensuite celui d’ Inspecteur Pédagogique Régional de la spécialité Sciences et Techniques Industrielles dans les Académies successivement à Poitiers, à Limoges et à Toulouse. En suivant j’ai été nommé Directeur Adjoint de l’IUFM de Toulouse et enfin j’ai occupé le poste d’Inspecteur Général de l’Education Nationale du groupe Sciences et Techniques Industrielles au Ministère de l’Education Nationale.

Quand et comment est venue l’idée de lancer l’épreuve Educ Eco et à qui en revient la paternité ?

Lorsque Shell a décidé de délocaliser le Shell Eco-Marathon en Allemagne, le monde de l’éducation national et des anciens responsables de l’organisation de cette compétition éducative se sont émus de cette situation et du vide laissé en France où les compétiteurs venant de tout l’hexagone étaient, et de loin, les plus nombreux. C’est ainsi que trois personnes se sont portées volontaires pour essayer de faire perdurer en France ce type de compétition en déposant à la préfecture d’Auch les statuts d’une nouvelle association loi 1901, l’AD3E.
Trois membres fondateurs ont donc signés le texte nécessaire à ce dossier, il s’agit de :

  • Bernard Gauguin, actuellement Secrétaire Général de l’AD3E, ancien professionnel attaché à la DRIRE du Gers, notamment pour les questions de sécurité.
  • Patrick Roux Trésorier de l’AD3E, ancien Conseiller du Président de Shell France.
  • Et moi même, Président de l’AD3E, Inspecteur Général Honoraire de l’Education Nationale.

Quels sont tes principaux bras droits et, leurs rôles ?

Outre les membres fondateurs de l’AD3E, le Conseil d’administration de l’AD3E est constitué des personnalités suivantes :

  • Philippe Maindru, Secrétaire Général Adjoint AD3E, professeur en classe de BTS MCI au Lycée de la Joliverie à Nantes, leader de l’épreuve depuis plusieurs années.
  • Laurent Grau, Trésorier adjoint AD3E, Professeur de Génie mécanique au Lycée Technique d’Arles.
  • André Divies, membre administrateur d’AD3E, qu’il serait vain de présenter au sein d’un site dédié au sport automobile.
  • Nicolas Gori, membre administrateur d’AD3E, Professeur au Collège du Vernet.
  • Yves Mégret, membre administrateur d’AD3E, Professeur Agrégé de mécanique à l’Université Paul Sabatier de Toulouse ;
  • Bernard Multon, Membre administrateur d’AD3E, Professeur des Universités à l’Ecole Nationale Supérieure de Cachan, est responsable du département de mécatronique sur le site de Ker Lann à Rennes, apporte son expertise au niveau scientifique pour l’évolution des véhicules et du règlement du Challenge EducEco ;
  • Bernard Royannais , membre administrateur d’AD3E, est actuellement Inspecteur Pédagogique Régional dans l’Académie de Toulouse, apporte sa connaissance du monde éducatif il assure la liaison avec les autorités au niveau rectoral ;
  • Philippe Dollin , membre d’AD3E, a été le principal acteur de l’organisation du Shell Eco-Marathon en France depuis 25 ans. Il est actuellement chargé de communication pour l’Educ Eco.

Un bilan de la 1ére édition du Challenge EducEco ?

La première édition du Challenge EducEco 2009 a été ressentie comme une réussite, notamment par les équipes qui étaient présentes les 4, 5 et 6 Juin à Nogaro. La peur de ne pas pouvoir concrétiser une année de travail intense dans les établissements scolaires ou universitaires, le souci d’honorer l’aide apportée par le monde économique dans les actions locales de mécénat ou de sponsoring, y sont pour beaucoup. A cela, il convient d’ajouter un esprit de compétition, en toute convivialité mais dans la simplicité, plus en accord avec celui auquel aspirent l’ensemble des compétiteurs. Convivialité et simplicité qui avaient disparu au fils des années avec les précédents organisateurs, qui mettaient toujours la barre plus haut et, qui faisait que quelque part cette rencontre s’apparentait de plus en plus à une discipline digne d’une caserne. Les performances ont été honorables et les vecteurs énergétiques étaient tous représentés, y compris celui du tout électrique qui actuellement correspond à de nombreux développements chez les constructeurs automobiles et, tout particulièrement pour les véhicules de la catégorie « EcoCitadin ».


Laurent Grau, Jean-Paul Chassaing et Yves Maigret les chevilles ouvrières du Challenge Educ Eco

Quels sont les points qui seraient susceptibles d’être améliorés voire changés ?

Historiquement et dans une large mesure la compétition est centrée, d’une part, sur les véhicules du groupe « Prototype » et, d’autre part, sur le carburant essence SP95. Bien que ces éléments doivent être très bien représentés dans le Challenge EducEco, il conviendrait de procéder progressivement à un rééquilibrage numérique des véhicules présents dans chacun des vecteurs énergétiques ou en solution d’hybridation et, également, en faveur du groupe de véhicule de type « EcoCitadin » qui est de nature à mieux faire comprendre la réalité des enjeux qui se présentent pour les constructeurs car plus en rapport avec un usage effectif et, une utilité pour une mobilité durable.

Comment se présente la seconde édition, du côté des engagés mais aussi sur le plan financier ?

Côté engagés, nous notons un effectif au 4 décembre 2009 de 55 véhicules préinscrits. A cette date, ce chiffre laisse augurer d’une présence plus nombreuse que lors de la dernière compétition pour un Challenge EducEco plus significatif de la réalité des travaux conduits dans les établissements d’enseignement. Par ailleurs, nous allons tenter cette année une plus grande ouverture à l’international proche, comme l’Espagne ou l’Italie, que notre projet ne laisse pas indifférent. Pour cela, il nous faut abonder notre budget qui, en 2009 a été essentiellement un budget de survie pour que cette épreuve perdure en France et qu’elle constitue une pépinière accueillante pour les nouvelles équipes constituées A cet égard, nous notons une forte progression de nouvelles équipes ce qui correspond à l’un des objectifs fixé par AD3E. Dans ces conditions, nous n’échapperons pas à la nécessité d’élargir le cercle de nos partenaires du monde des entreprises. Ce partenariat ne se limite pas uniquement en l’abondement du budget qui nous sera nécessaire. Il est également consubstantiel du projet de l’AD3E qui souhaite que les projets des équipes en établissement soient engagés au sein de partenariats locaux féconds, certes par l’apport d’une aide financière mais aussi, et peut être surtout, par des apports en ressources humaines et professionnelles qui valorisent aussi bien l’entreprise que l’établissement d’enseignement au sein d’une relation gagnant-gagnant. En effet, l’espace projet, ou de mise en projet des élèves et des étudiants est au cœur des desseins de l’AD3E pour la valorisation de la relation entre l’école et l’entreprise, par la diversité des talents et par la passion qui émerge pour chacun des acteurs reliés par le véhicule éco-construit, sobre et efficace, appartenant au groupe « prototype » ou « EcoCitadin » et qui devra, in fine, apporter la preuve que ça marche !

B.L.S.