UN PEU PLUS HAUT MAIS PAS AU PLUS HAUT

lundi 11 septembre 2017 par IMEC

Si tout va bien en GT, on ne peut pas dire, pour l’instant, que la saison 2017 soit un grand cru pour CD Sport sur le front du Challenge Endurance Proto V de V. A Jarama, une des deux Norma périgourdines est entrée dans le Top 5 au terme des six heures de course, ce qui représente un plus haut de l’année. Mais c’est bien sûr insuffisant pour une équipe championne à deux reprises au cours des cinq derniers exercices. Encouragée par une compétitivité intacte démontrée par ses deux équipages lors des essais, elle ne ménagera pas ses efforts pour retrouver les sommets. La série V de V a visité le circuit madrilène de Jarama, fréquenté en son temps par la Formule 1. L’endroit est quelque peu « old school » par rapport aux standards actuels, ce qui présente des avantages mais aussi des inconvénients comme l’état perfectible du revêtement.

Norma N°14 : 3e de la première séance d’essais libres, la N°14 réalise le meilleur chrono dans la deuxième. Johan-Boris Scheier qualifie la voiture à la corde de la deuxième ligne en ne rendant que 126 millièmes de seconde à l’auteur de la pole. Inès Taittinger prend le départ et entame un double relais de deux heures. Malheureusement au 39e tour, elle doit observer un arrêt d’une douzaine de minutes pour remplacer un élément du faisceau électrique. Kévin Bole-Besançon et Johan-Boris Scheier qui lui succèdent au volant donnent le meilleur d’eux-mêmes pour remonter. Ils atteignent un remarquable 5e rang, avec un retard final sur la tête inférieur au temps perdu dans les stands pour la réparation ! De quoi mettre du baume au cœur de toute une équipe… ou renforcer ses regrets d’être passée à côté d’un podium, voire d’une victoire, à sa portée.

Norma N°31 : aux essais qualificatifs, l’équipage « Prestige » du team, ne comportant pas de pilote Elite, égale son plus haut établi à Dijon quand Ludovic Cochet signe le 7e temps. Le Normand n’est qu’à 895 millièmes de la pole du général, et 2e en Prestige. Rémy Kirchdoerffer réusit un départ lumineux et un excellent début de parcours. Hélas, alors qu’il est 7e au septième passage devant la voiture des futurs vainqueurs, celle-ci vient le harponner dans le virage n°1. Dans le choc, le radiateur d’huile est touché. Le lubrifiant se répand sur les freins ou l’échappement surchauffés, entraînant un spectaculaire début d’incendie. Le feu est vite maîtrisé mais les dégâts sont sévères et l’aventure s’arrête là pour la N°31. « J’avais déjà freiné, tourné et commencé à réaccélérer quand j’ai senti un petit choc » raconte le pilote Alsacien. « Je me suis alors rendu compte, à la glissade de la voiture, que l’huile s’était échappée. Et ensuite j’ai vu les flammes… » Ni Ludo Cochet, ni Gérard Faure n’auront donc eu l’occasion de prendre le volant en course. Reconnu responsable de la collision, le pilote de la Norma N°42 sera peu après pénalisé d’un drive through.

Le team-manager Claude Degrémont était déçu mais pas abattu au soir de cette dure journée sous le chaud soleil de Jarama. « En ce qui concerne la 14, nos trois pilotes étaient tout à fait dans le coup, à l’image du début de course en tête d’Inès et de la superbe remontée de Johan et Kévin. Malheureusement, c’est un câble monté neuf pour la dernière course qui nous a lâchés. Je ne sais pas pourquoi ce genre de problème nous épargne en essais et nous tombe dessus quand nous sommes bien placés en course. C’est très dur pour tout le monde, notamment pour les mécanos quand ils voient que des heures d’effort sont réduites à néant. Compte tenu de nos performances, nous étions partis pour le podium et pour jouer la gagne. Il nous reste deux courses et deux victoires à aller chercher ! Quant à la 31, il n’y a pas grand-chose à dire sinon que Rémy a produit un super début de course. »

B.L.S. – communiqué @ photos Maurice Camus