UNE PREMIERE POUR THOMAS CHRISTOL EN CHAMPIONNAT D’ EUROPE

mardi 25 juillet 2017 par IMEC

A 18 ans, première victoire européenne pour le Toulousain Thomas Christol

Ce week-end passé se déroulait la cinquième épreuve du Championnat d’Europe d’Autocross sur le circuit du Bouvreau à Saint Georges de Montaigu en Vendée comptant également pour la septième épreuve du championnat de France d’Autocross pour la Maxi Tourisme, la Buggy 1600 et la Super Buggy. On attendait bien sûr les favoris sur cette épreuve et pourtant, pas mal d’outsiders ont su se mettre en évidence et montrer de quoi ils étaient capables. Heureusement pour le spectacle et les pilotes, la pluie annoncée pour une grande partie les deux jours n’a fait son apparition qu’au départ des finales.

Buggy 1600 :en signant le cinquième temps des essais chronométrés, le Toulousain Thomas Christol annonçait la couleur dès le samedi midi. En effet, le pacte secret du TOP 5 était jusque-là rempli. Il signe la meilleure performance Française devant Gilles Labrosse qui prend le quatorzième temps. Avec six groupes dans cette division, les pilotes n’ont pas le choix, ils doivent absolument exceller pour rester en course pour les phases finales. Le Toulousain, l’a bien compris et ne commettra pas la moindre erreur, remportant ainsi deux des trois manches qualificatives. Dès lors, Thomas a clairement fait le Job. Il faut maintenant se re mobiliser pour les phases finales. Les habitués de la discipline savent parfaitement que tout peut se produire lors des phases finales. En effet, seule la place compte, c’est donc la guerre qui est déclarée sur la piste. Thomas s’élancera désormais avec les meilleurs, ils étaient soixante en début de week-end, ils ne sont plus que 20 désormais. Répartis en deux demi-finales, Thomas Christol s’élance en première ligne de la demi-finale et s’impose devant Petr Nikodem, vice-champion 2016 et Milan Vanek, double champion d’Europe Junior Buggy, les deux superstars Tchèques. Pour les experts, c’est fait, Thomas vient d’inscrire son nom dans l’histoire de l’Autocross Européen. Interviewé à la sortie de la demi-finale, Thomas est satisfait mais surtout déterminé : « Je crois que nous sommes capables de l’emporter, nous allons tout donner ». Thomas, du haut de ses 18 ans, va jouer une partie importante de sa carrière de pilote. Il s’élance en première ligne de la finale pour sa première participation au Championnat d’Europe, sur une piste qu’il ne connaissait pas 48 heures auparavant. Il l’a partage avec Steven Laubach, l’Allemand, en tête du classement provisoire du Championnat d’Europe et Mario Hanneken, connu pour sa virilité. La tension est palpable dans le public, le départ est donné, Laubach prend l’avantage au premier freinage mais se laisse quelque peu embarquer dans les extérieurs, très intelligemment, Thomas plonge à l’intérieur du virage 2 et prend le commandement des opérations sous les hourras du public que seul Thomas aura réussi à réchauffer. Les sept tours sont interminables, pour autant, Thomas creuse l’écart régulièrement sur ses poursuivants. Il s’impose, suspendant le temps autour de lui. Les hourras, les applaudissements remplacent désormais le bruit des moteurs. Thomas approche du Podium, prend le temps de souffler un grand coup avant d’affronter les félicitations des quelques 10 000 spectateurs présents. Il monte sur sa machine et laisse exploser sa joie. L’émotion est vive sur le podium lorsque retentissent les premières notes de la Marseillaise, interprétée par tous dans une cohésion totale pour sacrer le nouveau « Petit Prince de l’Autocross Français ». Thomas Christol vient de frapper un grand coup, il s’impose devant Petr Nikodem et Steven Laubach.

Maxi Tourisme : après un week-end idéal, Jacques Moniot s’élançait en pôle de la finale au volant de sa Nissan MicraI, Championne de France. Il occupait la première ligne aux cotés de Stéphane Genet et sa Peugeot 206 tandis que Nicolas Dubernert, montrait encore une nouvelle fois qu’il était à l’aise en Vendée et complétait cette première ligne. Cyril Coué et Claude Marillier se présentaient en deuxième ligne tandis que Freddy Pouilain, Francis Garcia et Emmanuel Philippa complétait la troisième ligne. Mais c’était sans compter sur la pluie qui allait s’abattre sur le circuit du Bouvreau et dont Jacques Moniot a fait les frais, tout comme Freddy Poulain et sa Seat Cordoba, contraint à l’abandon dès le premier tour. Stéphane Genet abandonne également dans le deuxième tour. Ainsi à la suite d’une finale très compliquée à gérer, la surprise est venue du fond de la grille. En effet, le bleu de la discipline, mais tout de même quintuple champion de France Super Buggy a fait parler l’expérience. Auteur d’une course prudente et millimétrée, Christophe Rigaudière s’impose au volant de sa Polo après être parti de la dernière ligne. Christophe confie : « C’est la première sortie de la voiture, cette performance est inespérée, même s’il faut avouer que c’était une finale un peu particulière ». Nicolas Dubernet monte sur la deuxième marche du Podium rejoint par Cyril Coué, le Breton.

Super Buggy : dans une guerre à distance, jamais les ultra favoris ne se sont croisés : Ervins Grencis, Florent Tafani et Bernd Stubbe signant respectivement les trois meilleurs temps. Terry Callaghan prenait le quatrième temps devant Sébastien Dindeleux. Florent Tafani est le seul avec Ervins Grencis a remporté ses trois manches qualificatives. Week-end a oublié pour Johnny Feuillade, victime d’ennuis mécaniques dès les essais chronométrés tandis que Thomas Anacleto signe le huitième temps et Jérôme Makhlouf prend le onzième. A l’issue des trois manches qualificatives, Florent Tafani est en tête devant Ervins Grencis et David Schwinnen a qui décidément le Championnat d’Europe réussit. Pour la deuxième année consécutive et la deuxième fois de l’histoire, aucun pilote Tchèque n’est au départ de la grande finale. Les Français ont prouvé de quoi ils étaient capables, Tafani et Schwinnen sont rejoints par Thomas Aanacleto, Christophe Perrichot et Jean-Michel Pickaert. Au départ de la finale, Tafani est en pôle aux cotés de Grencis et Schwinnen tandis que Stubbe Wiely Albers occupe la deuxième ligne. Le Letton prend le meilleur départ, Florent Tafani donne tout ce qu’il peut pour le déborder dans les premiers tours mais les projections de terre auront eu raison de ses lunettes de protection, il doit les retirer, réussissant à sauver miraculeusement sa deuxième place dans des conditions dantesques. Totalement aveuglé à l’arrivée, il faudra quelques minutes à Florent pour reprendre ses esprits et confier : « c’est une belle deuxième place dans ces conditions, sans lunettes dès le deuxième tour, je ne pouvais plus rien faire ». Bernd Stubbe complète ce podium. Ervins Grencis signe une nouvelle victoire à ST Georges de Montaigu, tout comme son fils, également vainqueur l’an passé en Vendée.

B.L.S. - communiqué @ photo Franck Aussaresse