QUAND TOUT BASCULE

mercredi 13 septembre 2017 par IMEC

C’était la rentrée ! Eric Cayrolle et Arno Santamato requinqués après la trêve estivale et prêts à jouer les premiers rôles, ont quitté le circuit de Nevers Magny-Cours, un cartable rempli de regrets, de déceptions et d’amertume.

Leur week-end se traduirait simplement par « nous aurions mieux fait de poursuivre nos vacances » alors que la piste de la Nièvre était favorable à leur Aston Martin du Street Art Racing. Ses lignes droites, sa technicité… tout laissait espérer des résultats à la hauteur de leurs ambitions au cours des deux courses de ce meeting.

Ce sont deux pilotes dépités et contrariés qui ont quitté le site non sans expliquer la haine qui les habitaient. « Nous passons à côté d’un gros meeting ! La malchance s’est accumulée sur nos têtes, des erreurs de la direction de course par des jugements inadmissibles nous ont assommés… Pour expliquer : Arno a été rétrogradé de la 6e à la dernière place au terme des essais qualificatifs pour la course 2. Les vidéos sont extrêmement claires, la notification des commissaires soulignent la présence d’un drapeau rouge, nous avions un jaune ! Nous ne comprenons pas cet entêtement, à moins qu’ils soient daltoniens ? C’est une décision absurde » regrette Eric. Tout s’annonçait favorablement pour l’équipage, le positif était bien présent, puisque Eric signait une 3e place aux qualifications de la course 1 et Arno, une 6e pour la 2 !

Course 1 : Une rupture sur l’embrayage a anéanti tous les espoirs du duo : « J’ai ressenti cette déficience durant mon relais, Arno en a fait les frais ! » Abandon dans le 16e tour alors que tout était neuf, « mettons ce cas de figure sur le compte de la malchance ! » poursuit Eric.

Course 2 : « En partant dernier, la remontée entamée par mon équipier se montra déterminé, la prise de risque était réelle et l’accrochage inévitable même si, Arno n’y est pour rien ! L’incident entre Castelli pour un changement de trajectoire et Arno a été placé sous investigation, mais quel que soit le résultat, rien n’y changera maintenant que le mal est fait ! » avise Eric dépité car, l’Aston a décollé du sol d’un mètre et, elle a frôlé les murs ! « Nous pratiquons un sport dangereux, personne ne l’ignore, il y a des limites dans ces agissements non réfléchis de certains concurrents. Nous allons essayer de balayer cet horrible week-end et nous concentrer sur la prochaine manche, hors frontière puisque nous nous rendrons à Barcelone en Espagne fin septembre. Les deux derniers circuits avec la finale au Paul Ricard nous sont encore favorables, espérons que la chance sera dans notre camp et pas dans celui de l’adversité » conclut Eric Cayrolle.

B.L.S. – communiqué @ photo Patrick Hecq