GRANDS PRIX DE PAU : QUE RESTE-T-IL APRES LES COURSES ?

lundi 6 juin 2011 par IMEC

Dans la première page du programme du Grand Prix de Pau, historique et moderne 2011 on peut lire un édito signé par Mme Martine Linière Cassou, députée Maire de Pau qui dit : « .Cet événement fait partie du patrimoine de la ville de Pau et en fait, pour une large part, sa renommée… »

Je rappelle qu’en 2010, il n’y a pas eu de Grand Prix car cet événement était déclaré anti-écologique, sans parler des nuisances sonores et autres inconvénients mais surtout du coût trop élevé et d’un résultat déficitaire. 2011 est l’année de renaissance du G.P. de Pau et on ne va donc pas se plaindre. Parlons du patrimoine. Le dernier vestige du grand prix de Pau était représenté par les tribunes construites en 1957. Elles étaient idéalement bien situées et avaient l’avantage d’abriter les spectateurs en cas d’averse, ainsi que les familles qui venaient en masse assister aux nocturnes gratuites.

Cette année elles ont disparu. Elles n’étaient plus aux normes de sécurité en vigueur, et plutôt que de les remettre en conformité, l’argent qui aurait pu servir à la réparation a été consacré à leurs démolitions. Aux vues des conditions délicates pour la réalisation des travaux (passage au-dessus d’un cours d’eau) et de l’importance de l’ouvrage, l’ on peut supposer que le coût de la restauration a dû être très conséquent. Hormis la raison officielle de sa destruction, certains laissent penser aussi que les tribunes auraient masqué la vue des projets de rénovations en cours du quartier de la gare. Quoi qu’il en soit, cette année elles ont étés remplacées temporairement pendant la durée des deux GP par une tribune tubulaire très critiquée, car trop loin de la piste et d’une visibilité très réduite. Pourtant la ville de Pau sait bien mettre en valeur et restaurer ces monuments comme ci-dessous

Et après les courses ?

Que reste-t-il donc pour rappeler aux visiteurs de notre belle ville que l’histoire du sport automobile fait partie du patrimoine de Pau ? Rien ! Il ne reste rien hormis quelques rails permanents peu gracieux le long de la descente du parc Beaumont. Il y en a eu pourtant de bonnes idées. Certains ont imaginé un musée retraçant l’histoire du grand prix de Pau. Ceci est la plus belle solution mais il y en aurait d’autres, moins onéreuses.

Les deux circuits de Monaco et Pau sont souvent comparés, dans la principauté, quelques rues portent même le nom de pilotes célèbres comme Juan Manuel Fangio ou Jim Clark. Cela s’appliquerait bien pour les rues du tracé du circuit de Pau. Pourquoi ne pas faire à l’aéroport un affichage en hommage aux pilotes qui se sont illustrés aux grands prix de Pau, comme c’est déjà le cas pour les aviateurs qui ont marqué l’histoire ? On pourrait imaginer aussi, à côté de la gare, une affiche permanente, montrant le tracé du circuit, qui est resté le même depuis 75 ans, soulignée par quelques photos de pilotes émérites !

La ville de Saint-Gaudens a gardé une trace des grands prix en conservant les tribunes et en donnant à des rues le nom des pilotes qui se sont illustrés dans le Comminges, à l’exemple d’une qui porte le nom de Charles Pozzi vainqueur en 1949.

Hervé Margolles – Crédit photos : Hervé Margolles, J.F. Riou et B.L.S.